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Infogérance ou dépannage ponctuel : le vrai calcul pour une PME

À Angoulême, à Cognac, partout en Charente, je rencontre des dirigeants de PME qui gèrent leur informatique de la même façon : un dépannage quand ça casse, un collègue qui bidouille à ses heures perdues, et on croise les doigts pour que ça tienne.

C’est compréhensible. Quand l’informatique fonctionne, on ne voit pas pourquoi on paierait quelqu’un pour s’en occuper. Le problème, c’est que cette logique ne résiste pas à l’épreuve des faits. En pratique, le “on verra bien” est souvent la stratégie la plus coûteuse.

Ce que coûte vraiment une panne

Le tarif affiché d’une intervention de dépannage n’est que la partie visible. Le vrai coût d’une panne se décompose en trois dimensions que les dirigeants sous-estiment systématiquement.

La productivité perdue. Chaque heure où vos équipes sont bloquées, ce sont des salaires versés pour zéro production. Pour une PME de 10 personnes de bureau, prenons un coût horaire chargé moyen de 30 € (salaire brut + charges + coûts indirects). Une demi-journée d’arrêt complet, c’est 10 × 4h × 30 € = 1 200 € envolés. Pour une journée entière : 2 400 €. Et ça, c’est le scénario optimiste — dans la réalité, les pannes ne se résolvent pas toujours en une demi-journée.

Pour donner un ordre de grandeur concret : j’ai récemment accompagné une PME de BTP en Charente dont l’infrastructure est tombée en panne. Quatre jours d’arrêt pour les 13 personnes de bureau. Le coût estimé en productivité perdue : plus de 12 000 €. Pour un problème de NAS qui aurait pu être anticipé par une simple supervision régulière.

L’impact opérationnel. Les retards de livraison, les commandes non traitées, les devis qui ne partent pas, les relances qui ne se font pas. Un client qui vous appelle et tombe sur “notre système est en panne” ne va pas attendre gentiment. Il appelle votre concurrent. Ces pertes de chiffre d’affaires sont rarement comptabilisées, mais elles sont bien réelles.

Le coût humain. Le stress de l’équipe, la frustration du dirigeant qui gère la crise au lieu de faire tourner son entreprise, la dégradation de l’ambiance de travail. Ces effets ne se mesurent pas en euros, mais ils ont des conséquences durables, surtout dans les petites structures où la cohésion d’équipe est essentielle.

La différence entre subir et anticiper

L’infogérance, c’est confier la gestion proactive de votre système informatique à un prestataire qui connaît votre infrastructure, la surveille et intervient avant que les problèmes ne deviennent des crises.

Concrètement, ça change quoi ?

L’anticipation remplace l’urgence. Un disque dur qui montre des signes de fatigue, un serveur dont les performances se dégradent, des sauvegardes qui ne tournent plus depuis trois semaines — en supervision régulière, ces signaux sont détectés et traités avant qu’ils ne provoquent un arrêt. En mode dépannage ponctuel, on les découvre le jour où tout casse.

Le budget devient prévisible. Un forfait mensuel fixe remplace les factures d’urgence. Le dirigeant sait exactement ce que lui coûte son informatique chaque mois, et il peut le budgéter. C’est la différence entre une assurance et un sinistre.

La sécurité est intégrée. Les mises à jour de sécurité sont appliquées, les antivirus sont supervisés, les accès sont gérés proprement. En mode ponctuel, la sécurité passe systématiquement au second plan — on ne va pas appeler un dépanneur pour faire une mise à jour. Jusqu’au jour où un ransomware entre par la porte qu’on n’a pas fermée.

Votre système est-il à risque ? Vérification rapide

Voici cinq points que tout dirigeant de PME devrait pouvoir confirmer. Si vous répondez “non” ou “je ne sais pas” à plus d’un, votre infrastructure mérite un état des lieux.

Point à vérifierPourquoi c’est critique
Vos sauvegardes sont automatiques et testées récemmentDes sauvegardes non testées, c’est comme une assurance dont vous n’avez jamais lu les conditions. Le jour J, vous pourriez avoir une mauvaise surprise.
Votre antivirus et votre pare-feu sont à jour et supervisésUn antivirus installé mais jamais mis à jour protège contre les menaces d’il y a six mois. Pas celles d’aujourd’hui.
Vous avez un inventaire à jour de votre parc informatiqueSans savoir ce que vous avez, impossible de savoir ce qu’il faut protéger. Et en cas de panne, le diagnostic prend deux fois plus de temps.
Vos mots de passe sont robustes et renouvelés”Entreprise2024” sur tous les postes, c’est une porte ouverte. Un gestionnaire de mots de passe et une politique claire font la différence.
Vous avez un plan en cas de panne majeureSi votre serveur principal tombe demain matin, savez-vous combien de temps il faudrait pour repartir ? Si la réponse est “aucune idée”, c’est un problème.

Le vrai calcul

On ne parle pas ici de dépenses somptuaires. Pour une PME de 10 à 20 personnes, un contrat d’infogérance adapté représente un budget mensuel maîtrisé et prévisible. En face, une seule panne sérieuse — ne serait-ce qu’une journée d’arrêt — peut coûter l’équivalent de plusieurs mois de ce forfait.

Sans compter ce qui ne se voit pas dans la comptabilité : la tranquillité d’esprit du dirigeant qui sait que quelqu’un veille sur l’infrastructure, la réactivité en cas de problème (un prestataire qui connaît votre système intervient en minutes, pas en heures de découverte), et la sécurité qui n’est plus un sujet qu’on repousse éternellement.

Ce n’est pas un choix entre dépenser et économiser. C’est un choix entre dépenser de manière prévisible et contrôlée, ou dépenser beaucoup plus le jour où les choses tournent mal.

La première étape

Si vous n’êtes pas sûr de l’état de votre infrastructure, un diagnostic permet d’y voir clair. Pas besoin de s’engager sur un contrat : un simple échange permet déjà d’identifier les points critiques et de vous donner une vision honnête de votre situation.